DIXIÈME LEÇON
BONNET DE POLICE
Son ploiement et placement.
(Cette
manière suppose le bonnet de police fait à la dragonne (V.n.º205 note
8), comme le prescrit l’instruction du premier avril 1791 qui a maintenu
le règlement d’habillement, mais qui a seulement changé la forme du
bonnet. Ce règlement voulait, art. 2, par. 5, qu’il fût fait à la
manière dite pokalem, espèce de casquette dont le derrière se rabattait
sur les épaules, et qui a été connue sous le nom de bonnet à la
Saint-Germain. On dit, dans les Institutions militaires de Laporterie,
pag. 20, que les bonnets de police ont été institués pour rendre les
honneurs au roi, à la reine et aux généraux des corps. Il faut convenir
que cela demande explication).
42. Il faut, pour rouler le bonnet de
police, le déployer dans toute sa longueur en détroussant sa partie qui
s’appelle revers ou bandeau. On l’étend sur une table ou un lit : alors,
commençant par le côté de la houpe, on le roule serré en suivant sa
ligne gauche, après avoir préalablement eu le soin d’en laisser sortir
la houpe d’environ vingt-sept millimètres (un pouce).
Le bonnet plié de la sorte représente
sur le côté gauche, le dessin d’une spirale, du centre de la quelle sort
la houpe qui pend d’un pouce.
L’ayant ainsi roulé, on le place sous
la giberne de façon que ses deux extrémités, ne dépassent pas le côté du
coffret, et qu’on ne voie paraître que la couleur du revers (V. la giberne ouverte pl. 3).
La houpe placée du côté opposé de la
martingale pend à la droite de l’homme.