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La fabrication
Les dimensions du couvre-shako vont être calquées sur
le shako qu’il va protéger (dans cet article, le mien). Comme j’ai
décidé de me lancer dans l’aventure de confectionner mon propre
couvre-shako, je désire, par cet article, faire profiter les autres
reconstituteurs de mon expérience et de ce fait, vous aurez une pièce de
protection sur mesure et la fierté de dire à votre entourage :
« C’est moi qui l’ai fait ! ».
Les mesures
Pour commencer, il nous faut des patrons en carton et
du tissu en drap.
Par la suite, le carton pourra me servir à
confectionner un nouveau couvre-shako lorsque le premier sera hors
d’usage. Il pourra aussi me servir pour en confectionner plusieurs pour
mes camarades.
Mon shako mesure 18 cm de hauteur et son diamètre au
sommet est de 23 cm.

Il me faut donc découper :
| 1. 1 cercle de 24 cm de diamètre (il faut rajouter 1 cm
pour la couture) |
1.

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| 2. 1 rectangle de 20cm sur 76cm pour le pourtour |
2.

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| 3. 1 trapèze de 16cm de hauteur, de 66cm de base et de
34cm pour son sommet |
3.

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L’assemblage
Une fois les patrons découpés, je n’ai plus qu’à les
reporter sur mon carré de drap et d’y tracer soigneusement les contours.
Je découpe le drap et j’obtiens donc trois pièces
n’attendent que de se rencontrer.
A ce stade, il sera judicieux de faire, autour de
chaque pièces, et ceci sur tout leur pourtours, une couture en
« zigzag » afin d’empêcher l’effilochement du tissus dû à l’usure.
Je commence par prendre le rectangle (no 2) de 20 x
76cm,de rabattre ses deux côtés d’environs 1cm vers l’intérieur et de
les coudre sur toute leur longueur. Ceci pour empêcher à notre tissus de
s’effilocher par la suite.
Pour le trapèze (no3), il me faut aussi rabattre ses
deux côtés, tout comme le rectangle, mais il faudra également coudre la
base du trapèze sur 1cm et sur toute sa longueur.
| Lorsque ces deux opérations sont faites, je peux
assembler les deux premières pièces. Comme on peut le voir sur le
croquis ci-dessous, les deux pièces de tissus doivent être déposée face
intérieur contre la table de travail. Ensuite la partie trapézoïdale à
l’extrême gauche de la partie rectangulaire. |
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Il faut rabattre vers le haut la partie en forme de
trapèze sur le rectangle (n’oublions pas que la couture doit être à
l’intérieur du couvre-shako). La couture ce fait sur toute la longueur
de la jointure et se poursuit jusqu'à l’extrême droit du rectangle sur 1
demi cm de largeur. |
la jointure étant faite, je peux finir la couture de
la pièce trapézoïdale. Il faut rabattre sur toute la base du trapèze un
demi centimètre de tissus et le coudre sur toute sa longueur.
Voilà, il me faut attaquer la partie la plus délicate
du couvre-shako, le dessus . la pièce ronde étant cousue sur tout son
pourtour, je n’ai pas à faire un rabat d’un demi centimètre comme je
l’ai fait précédemment avec les autre pièces. Je prends donc la partie
ronde et la rapporte sur celle rectangulaire.
Comme mon shako à son plumet situé sur la gauche,
j’ai décidé que l’ouverture de mon couvre-shako serai sur la gauche.
Cette décision me permet de ne pas avoir à faire une ouverture
supplémentaire pour la mise du plumet (ou pompon).
Pour un shako avec plumet sur l’avant (ce qui est la
configuration la plus courante), on peut choisir l’ouverture à sa guise,
à gauche, à droite ou même à l’arrière. Il faudra, par contre, pensé à
laissé sur l’avant du couvre-shako une petite ouverture de 4 à 5
centimètres pour le plumet (ou pompon).
Comme mon plumet est à gauche, je prévois l’encoche
sur mon couvre-shako en laissant 2 cm depuis la gauche (voir croquis
ci-après) et je commence à coudre. Il faut absolument faire attention
que la couture sera, une fois finie, à l’intérieur du couvre-shako.
| Pour la suite, il suffit de suivre la courbe de la
pièce ronde en cousant à 0, 5 centimètre du bord. Quand j’arrive enfin
de mon tour complet, je dois faire attention de laisser, entre le début
et la fin de ma couture, une ouverture de 4 à 5 centimètres destinée au
plumet. |
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Depuis l’ouverture ainsi laissée, il doit rester un
bout de tissus du rectangle qui parachève le tour en venant chevauché la
partie de départ fermant ainsi hermétiquement le couvre-shako.
Il y a encore un petit détail à coudre, il s’agit de
la partie de 4 à 5 centimètres destinée au plumet. Il faut en rabattre
un demi centimètre vers l’intérieur et la coudre solidement. |
Les attaches
Pour la fermeture du couvre-shako, il y a diverses
possibilités. Les boutons, les agrafes, les lanière et les lacets, sont
autant de choix à ma disposition. Faisant partie d’un groupe de
reconstitution recréant une troupe d’infanterie, ma décision est prise,
ce sera les lanières. Partant du principe que dans l’infanterie, les
hommes étaient de condition fort modeste, le choix des lanières pour
leur couvre-shako me semble le plus plausible. En effet, ce matériau
devait être plus facile à trouver et à défaut, il était aisé d’en
fabriquer à partir de chute de tissus.
Il me faut donc :
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4 lanières de 25 centimètres |
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2 lanières de 35 centimètres |
Dans un premier temps, je prends les 6 lanières pour
en coudre une des extrémités, à la manière d’un lacet de chaussure, pour
éviter qu’elles ne s’effilent par la suite.
| Je commence par les deux plus facile, celle fixées
sur la pièce trapézoïdale. Je prends donc 2 lanières de 25 centimètres
chacune et les cous aux deux extrémités inférieurs du trapèze comme sur
le croquis ci-dessous. |
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Je cous les lanières dans la partie intérieur de la
pièce, 5 centimètres. Ces lanières serviront à faire tenir le
couvre-nuque (trapèze) lorsqu’il est relevé sur le couvre-shako ou en
temps de pluie, à attacher le couvre-nuque sous le menton du fantassin. |
| Les deux lanières suivantes de 25 centimètres, seront
celles située sur la partie droite du rectangle. A 2 ou 3 centimètres du
haut et du bas, sur une profondeur de 5 centimètres. |
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(comme ci-dessous)
Les deux dernières lanières, sont celles de 35
centimètres de long. Pour que le couvre-shako entoure parfaitement le
shako, je le pose sur la coiffure et depuis ce support, je prends, à
l’aide d’un crayon blanc, les emplacements des deux lanières restantes.
Elles ne seront pas forcément à égales distance du bord gauche, car
comme le corps du shako est plus large au sommet qu’au fond, la lanière
du haut sera plus avancée que la lanière du bas. Pour que les lanières
soient bien positionnées, il est nécessaire, donc, de s’aider de son
shako.
L’imperméabilisation
Voilà, mon couvre-shako est complètement monté. Tout
à été cousu et il est prêt à recouvrir fièrement mon shako.
Il ne me reste plus qu’à décider de l’aspect final de
mon couvre-shako. Comme on peut le voir sur les exemples de la page 7,
deux sorte de couvre-shako peuvent être réalisé. Premièrement le
couvre-shako en toile brute sans aucun traitement spécial et le
couvre-shako en toile cirée, de ce fait rendu imperméabilisé par
l’apport de peinture à l’huile sur la toile.
Cette dernière version est, me semble-t-il la plus
intéressante. Bien sûr la première version est la plus simple, mais lors
d’une manifestation pluvieuse, la version cirée protègera mieux votre
précieux shako de plus d’un millier de francs. C’est pour cette raison
que c’est elle que j’ai choisi pour le bien de mon shako.
J’ai donc acheté un tube de peinture noire. J’ai
décidé de remplacer la peinture à l’huile par de la peinture acrylique.
Cette dernière ayant les mêmes caractéristiques que la première à la
différence qu’elle sèche en 24 heures alors que la peinture à l’huile,
elle, met des mois.
Sur un gabarit en carton, que j’ai confectionné au
mesure d’un shako standard, je dépose mon couvre shako et le tend à
l’aide d’aiguilles. Une fois tendu, mon couvre shako reçoit sur toute sa
surface extérieur, une couche de peinture. Je renouvelle l’opération une
fois la première couche sèche. J’attache un grand soin à bien imprégner
les coutures apparentes du couvre-shako. Il est bien claire que les
lanières sont peintes uniquement sur les parties cousues.
Ensuite, j’enduits aussi la partie intérieur du
couvre-nuque de deux couches comme pour l’extérieur du couvre-shako.
Cette fois, mon couvre-shako est totalement fini, à
l’exception de l’emblème choisi du régiment d’appartenance venant
figurer sur l’avant du couvre-shako et qui était souvent peint à la
main.
Sur mon couvre-shako, j’y peint un 3 entouré d’un cor
de chasse.

J’espère que la lecture de cet article vous aura
incité à confectionner votre propre couvre-shako. Malgré l’aspect
compliqué du travaille, je trouve que la couture d’une telle pièce est
encore assez simple et je vous encourage à vous lancer dans l’aventure.”
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